De quel printemps me chantez-vous là ? Que des arbres nus je n'aperçois. Laissant filer entre leurs doigts, glacial courant, soleil lointain . Rivières d'escales aux rêves figés où se "conte" le temps sans crainte ni oiseaux. Affluents de nos cœurs en giboulées, par quels bourgeons alors que vous songiez encore aux lendemains livides de promesses qui inexorablement finissent par s'éteindre dans la brume du souvenir. Fleurs idylliques à tire-d'aile. Choisir un temps pour Conjuguer une hirondelle. Et au passage lui avouer combien si belle elle fut née d'un simple été Comme irréelle. Passereaux de toutes saisons, passeront ta chanson. Celle d'un printemps daignant venir ou que l'on ne voit guère, hormis le sang. Bouillonnante de ces guerres des derniers jours, mohicans. Ces goélands qui se détachent. Perdus dans le ciel se cachent. Pour mourir sur pétales illusoires parsemées par le vent qui harcelle toute fleur sans abeille et pollen sans soucis. En coquelicot bouquet sous un ciel aigri. De quel prince est-il question ? À l'ombre de sa raison . De quel automne semble s'éveiller ? Dès la feuille morte tombée près du lavoir, je ne pressens alors que l'hiver qui m'entonne sa mémoire. De quel printemps ai-je rêvé ? De quelle étoile ? Songe effleuré.