J’écoute sans comprendre
En boucle cette chanson
Ersatz d’un flamboyant poème
Sans entendre
Les refrains du printemps
Ni l’appel des perdus
Suis-je encore là moi-même ?
Je ne sais pas…
Que suis-je devenu ?
Je suis finalement
Ce que tu veux que je sois
Discernement et non-sens
Ombre qu’éclaire
Son intérieure lumière
Je suis ce dolent ruisseau
Où coulent les mots
Lourds de sens
Peut-être ce nuage
A la blanche candeur
Qui se rit
De la pluie
Ce chardon sans âge
A la litanie du mal-aimé
Bourgeonnant en secret
Son à venir bonheur
L’élégant chardonneret
Qui t’intronise reine de l’été
Promise à la gloire
Entre charme et devoir
Tu te pâmes de volupté
Ton regard ébloui
Retient un songe pour la nuit…
Bônois
Berre-l’Étang,
Le 13 mai 2025.
https://bonois.wordpress.com/ J’insiste !
Me faire pardonner ma rustrerie
Avec élégance et galanterie
Pour ne causer aucune peine
Je dédie ce poème
A chacune des reines
Sans traîne ni diadème
Du royaume « Oasis des Artistes »
:couleurfleur:
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"La seule signature au bas de la vie blanche, c'est la po?sie qui la dessine." Ren? CHAR, "La parole en archipel" (1962)