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     Les Cévennes - Même si je vivais...
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Expéditeur Conversation
Palmier
Envoyé sur :  12-09-2025 09:04
Plume de platine
Inscrit le: 12-12-2005
De: C?vennes (France)
Les Cévennes - Même si je vivais...
Les Cévennes


Les vieux serres de la Cévenne réalisent le tour de force de donner une idée à peu près exacte de ce qu’on nomme l’immensité.
Seuls les marins qui parcourent sur leurs voiliers solitaires les vastes océans peuvent approcher une semblable idée de l’infini. Ou bien quelques alpinistes himalayens perchés sur les cimes titanesques où trône le toit du monde.
Les vastes étendues sibériennes, les grandes plaines nord-américaines, le grand plateau anatolien ne sont que monotones.
Les Cévennes, sans aller aussi loin, donnent seules, à la fois, de semblables sensations de grandiose, de cosmique et de retour sur soi. Pour peu qu'on y joigne la dimension des souvenirs ancestraux, alors, elles deviennent des montagnes... de poésie !
Mais, qu’on ne s’y trompe pas. Si la montagne y parait quelquefois plus proche, plus humaine, elle n’en est pas moins austère et sévère.
Môle de sérénité au milieu d’espaces voués aux multitudes, la Cévenne peut être un lieu de solitude impitoyable. Il n’existe plus guère, en Europe tout au moins, de mondes aussi isolés, silencieux, et, vers les cimes, aussi désertiques.
Même dans les étés de canicule et de sécheresse, il suffit de grimper assez haut sur les serres et les roncarèdes, vers les hautes sources des valats, pour atteindre rapidement le véritable silence de la nature.
Mais, dans les hivers glacés de neiges et de brumes, de vents sibériens hurlant sur les landes immenses des genêts, desséchés par la froidure, les serres de la Cévenne distillent bien plus que de la solitude. Ils deviennent l’antichambre des espaces infinis et inimaginables. Ils diffusent, avec les vertiges de l’air pur et des sommets, les vertiges de l’éternité.
Bien des gens de chez nous, ou d’ailleurs, l’ont ressenti.
Bien des Cévenols y ont cherché refuge aux siècles écoulés. Ils sont venus, pour la plupart, y écouter, dans le silence de ces espaces, les réponses aux questions éternelles, convaincus que seulement de ces montagnes-là pouvaient émaner à la fois les principes de l’humanité et ceux de la divinité.



Même si je vivais...

Même si je vivais jusqu'à la fin des temps
J'ai le coeur trop petit pour un pays si grand.
Sur la montagne au loin où murmure le vent
Quand je grimpe là-haut sur les routes du temps
A travers les rochers, les schistes des chemins
J'ai l'esprit trop étroit pour aller aussi loin.
Même si je vivais jusqu'à la fin des temps
J'ai le coeur trop petit, pour un amour si grand.
Là bas dans le valat où se cache la paix,
Le silence et l'amour, enterrés à jamais,
L'eau claire a consolé tes souvenirs chagrins
Et ton coeur trop étroit pour aller aussi loin.
Même si je vivais jusqu'à la fin des temps
J'ai le coeur trop petit, pour un pays si grand.
Pauvres clèdes blotties au flanc du serre obscur
Qui veillent les vieux mas écroulés sous leurs murs
Aux effluves gonflés de souvenirs vivaces
Et mon coeur trop étroit n'a pas assez de place.
Même si je vivais jusqu'à la fin des temps
J'ai le coeur trop petit, pour un amour si grand.
Dans les soirées d'été ou les nuits de l'hiver,
Quand le serre endormi veille un beau matin clair
Quand la lune s'enfuit aux brises du matin
J'ai l'esprit trop petit pour monter aussi loin.
Même si je vivais jusqu'à la fin des temps
J'ai le coeur trop petit, pour un amour si grand.
Même quand elle dort sous sa gangue de neige
La Cévenne me berce avec de doux arpèges
Comme un enfant perdu qu'elle tient par la main
J'ai le coeur trop étroit pour partir aussi loin.
Même si je vivais jusqu'à la fin des temps
J'ai le coeur trop petit, pour un pays si grand.
Même si je vivais jusqu'à la fin des temps
J'ai le coeur trop petit, pour un amour si grand.


----------------
Avec mes amities

Alain

Pour voir mon site : Mes vers a moi

La vieillesse, cela vient surtout des autres. Quand personne ne vous comprend plus.

Sybilla
Envoyé sur :  12-09-2025 13:20
Administratrice
Inscrit le: 27-05-2014
De:
Re: Les Cévennes - Même si je vivais...
Bonjour Cher poète Alain,

Superbe hommage aux Cévennes en ton texte si bien écrit !

Une région que je n'ai personnellement jamais visitée.



Belle journée Cher Ami poète Alain !
Toutes mes amitiés
Sybilla


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Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)

EvilFranck
Envoyé sur :  12-09-2025 17:02
Plume de diamant
Inscrit le: 08-07-2013
De: Pandore
Re: Les Cévennes - Même si je vivais...
Bonsoir, magnifique hommage poétique

Amicalement


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La po?sie, c'est comme la cuisine, le mot faitout

00063312-1

Marido
Envoyé sur :  13-09-2025 04:47
Plume d'or
Inscrit le: 12-09-2009
De:
Re: Les Cévennes - Même si je vivais...
Sentir son coeur trop petit pour contenir la splendeur de la nature...et de l'Amour..comme je connais bien !
Merci d'avoir si bien poétisé ce sentiment si intense pour lequel on n'a parfois plus de mots..


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"Le monde regarde...le poète voit"

Marido

BOUCHARBA
Envoyé sur :  13-09-2025 05:15
Plume de platine
Inscrit le: 01-10-2007
De:
Re: Les Cévennes - Même si je vivais...
L'immensité, l'immensité ne se voit que d'en haut et du cœur. Merci Poète


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Palmier
Envoyé sur :  15-09-2025 09:29
Plume de platine
Inscrit le: 12-12-2005
De: C?vennes (France)
Re: Les Cévennes - Même si je vivais...
Merci à vous pour avoir lu cette référence à des racines qui me sont chères...


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Avec mes amities

Alain

Pour voir mon site : Mes vers a moi

La vieillesse, cela vient surtout des autres. Quand personne ne vous comprend plus.

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