Sur l’arbre mort, devenu “mon” banc,
Je suis venue respirer la vie.
Les longs oiseaux, messagers gris-blanc,
Sur ce grand lac, chassent mon ennui.
Ils ont crié, fusant du bosquet
Où, familiers, ils passent la nuit ;
M’ont survolée vers un lieu secret,
Derrière les arbres, où la vue finit.
La brume au ciel s’était mariée...
Un cygne blanc flottait entre-deux :
Japonisant beau rêve éveillé...
Et là, dans l'herbe, auprès du rivage,
Frêle oiseau noir, si tendre mirage,
Glousse son cri - doux, mystérieux.
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"Le monde regarde...le poète voit"
Marido