
Tu es la femme sans saisons
Parfois, tes rêves me recouvrent de neige sur les congères
Et des avalanches polaires m'isolent
Au bord d'un océan polynésien
Tu as caché ton été sous ta peau dorée
Pour réchauffer mes solitudes qui hurlaient de peur dans les rues
Qui étaient notre seul refuge
Où la soif ne nous tenaillait pas
Nous nous regardions simplement et pouvions siroter
Ta pluie d'automne
Quand les grillons suicidaires devinaient notre avenir
Et la mort dansant
Elle a planté des bourgeons sur ton front
Tu es la femme sans hiver
Avec des cuisses d'été
Et des cheveux d'automne
Quand je t'ai vue aux Galeries Lafayette
Essayant d'immortaliser le baiser
Avec lequel nous avons payé nos ruptures
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