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Sujet
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Ils sont cinq à mourir dans le froid et l’oubli
Ils sont cinq à mourir de misère affaiblis
Ils sont cinq à mourir pour rien, inutiles
Pendant que d’autres jouent à des jeux très futilesAvez-vous bien dormi, Monsieur le Président ?
Et vous, augustes membres du Gouvernement
Et vous, les grands Patrons, qui roulez sur l’argent
Très cher poète, nous avons très bien dormi.
MerciIls sont cent mille à voir leurs problèmes omis
Ils sont handicapés, on leur a tout promis
Ils veulent travailler et montrer leur valeur
Et se voient oubliés à leur grande douleurAvez-vous bien dormi, Monsieur le Président ?
Et vous, augustes membres du Gouvernement
Et vous, les grands Patrons, qui roulez sur l’argent
Très cher poète, nous avons très bien dormi.
MerciIls sont plusieurs millions, des couples ouvriers
Qui travaillent tous deux, de simples salariés
Avec ce que leur paie un patron s’esclaffant
Ils ont bien du mal à élever un enfant.Avez-vous bien dormi, Monsieur le Président ?
Et vous, augustes membres du Gouvernement
Et vous, les grands Patrons, qui roulez sur l’argent
Très cher poète, nous avons très bien dormi.
MerciIls sont plusieurs millions, des cadres dévoués
Qui sont chaque jour à leur boulot bafoués
Pressés comme citrons, puis on les licencie
Pour engraisser des actionnaires bien rancis.Avez-vous bien dormi, Monsieur le Président ?
Et vous, augustes membres du Gouvernement
Et vous, les grands Patrons, qui roulez sur l’argent
Très cher poète, nous avons très bien dormi.
MerciIls sont tout un pays qui en a vraiment marre
Et qui vont maintenant faire un beau tintamarre
Du gâteau il faut leur donner une portion
Et des richesses gommer les disproportionsIl faut vous réveiller, Monsieur le Président.
Et vous, augustes membres du Gouvernement
Et vous, les grands Patrons, qui roulez sur l’argent
L’heure est à rendre compte et la fête est finie.
Merci28 novembre 2005
Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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