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Sujet
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Il monte fièrement sur sa bête docile
Le dos droit, décrispé, loin des bruits alentours
Par un signal discret, entame un premier tour
Indifférent aux réflexions des imbécilesCertains sont venus là surtout pour se montrer
L’équestre est un art noble que lorgne l’élite
Bien des gens viennent dont la passion est petite
Jamais il ne cherchera à les rencontrerEt le voilà parti pour une randonnée
Collé à sa monture et ne faisant plus qu’un
Avec elle, les sabots prolongeant ses mains
Et ses jambes enserrant un corps qui s’est donné.Une osmose se fait entre l’homme et la bête
Un infime signal fait changer les allures
La fluidité du trot à l’allonge très pure
Fait qu’ils semblent flotter entre sol et tempête.Le temps est aboli et les distances fondent
Quand on passe au galop, libérant l’énergie
Du cheval si puissant, étincelant de vie
Alors qu’arbres, buissons, en brouillard se confondent.Puis on revient au pas. Dans l’air frais du matin
La robe trempée fume après ce bel effort
L’homme songe à l’ami, si puissant et si fort
Qui lui fait oublier les pauvres importuns.Steppes de Mongolie, tourbières d’Irlande
Avec lui il a tout partagé, tout vécu.
Le froid et la fatigue qui vous broient, vaincu
Le soir, auprès d’un lac, sur un volcan d’Islande.C’est un homme tout simple mais homme de coeur
Ses qualités immenses restent bien cachées
Mais rayonnent si on veut bien les dénicher
Et on retrouve là source de grand bonheur.Car l’amour qu’il témoigne à ceux qu’il reconnaît
Chevaux, humains, nature, est bien un don de soi
Il est vrai, il est pur, il est juste, il est droit
Le cavalier trottant sur son beau cheval bai.le 28 septembre 2005
Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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