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Sujet
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Recroquevillée sous son drap blanc
Les traits livides sous la dague de la douleur
Elle lutte sans fin contre ce combat de géant
Que la mort livre sans aucune pudeurSon souffle à peine audible
Le murmure de sa voix qui peu à peu s’affaiblit
Mais des souffrances tangibles
Qui déchirent le silence sous le glaive des crisAux abysses vers lesquelles elle s’en va
Les heures s’égrènent impitoyables
Traçant le chemin vers le sablier du trépas
Wagon terminus du train de la vie, effroyable !A ses côtés son amour qui demeure
Ses enfants dont les larmes noient les yeux
Et nous, impuissants face à leur douleur
Dans ce ciel qui ne connaît plus de bleuSournoise en attente, elle est là !
Buvant peu à peu le semblant de vie
Demain aura-t-elle cueilli de ses bras
Cette femme pour l’emmener vers la nuitApaisée de cette fin de vie odieuse
Que les anges tapissent son ciel de fleurs
Pour l’accueillir vers une rive doucereuse
Où la sérénité aura fait place à la douleur !En hommage à l’une de mes patientes
Ghislaine
14/02/2006[/color]
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