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Sujet
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J’ai eu le privilège de partager pendant trois ans (1972-1975) la même
paillasse de laboratoire à l’Institut Pasteur de Lille avec Eak Hour
Chea, étudiant cambodgien titulaire d’une bourse de son pays.
Il était fervent partisan de la révolution cambodgienne, et c’est,
enthousiaste, qu’il est reparti dans son pays en 1975 pour participer à
sa reconstruction et y apporter ses compétences.
Arrêté dès son arrivée à l’aéroport pour ses contacts avec les
capitalistes de l’Ouest (il avait fait sa thèse en France), nous
n’aurons plus aucune nouvelle de lui pendant quatre années. En 1979,
nous recevons un appel de détresse d’un camp de Thaïlande où Chea a
réussi à passer en échappant au régime des khmers rouges. Nous tenterons
alors de lui apporter un peu d’aide nécessaire à sa survie et à prendre des
contacts et il pourra finalement trouver un asile en Suisse où il
s’établira et reprendra une activité professionnelle d’expert en
microbiologie.Après beaucoup de réflexion, mon ami Chea s’est décider à témoigner de
ce qu’il avait vécu sous le régime des khmers rouges de Pol Pot. Un
témoignage très fort, et retenu, sur l’horreur de ce qu’à été cette
période pour le Cambodge.Si vous voulez savoir et faire savoir autour de vous ce qu’a été, pour
les malheureuses victimes de ce régime, la libération du Cambodge, à
laquelle Chea était si attaché par amour de son pays, lisez le livre
qu’il a publié récemment.
Je me porte garant de l’honneur de cet homme, l’ayant cotoyé au
quotidien pendant trois annéesEak Hour Chea
‘Quatre ans avec les Khmers rouges’, préface de Jean Lacouture, Editions
Tchou, collection Ingérences, Paris, février 2007Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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