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Sujet
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J’ai couru comme un fou, madame, à la barrière
Lorsqu’on m’a averti que vous veniez chez nous
J’aurais voulu poser mon âme à vos genoux
Dans un bouquet de lys et de roses trémières.Vous l’avez deviné, madame, je vous aime
Mais vous n’êtes venue et j’ai couru pour rien.
Votre cœur est il sourd pour n’entendre le mien
Je vous ai attendue jusqu’ à l’aurore blême.Je n’avais que sept ans mais, de vous amoureux,
Je me sentais plus grand que tous ceux de mon âge.
Avec vous je rêvais de me mettre en ménage.
Mon cœur vous attendant était bien douloureux.Mais un jour j’ai perçu un grand cri « ils arrivent »
Des drapeaux sont sortis aux fenêtres des rues
Avec eux vous veniez, aux foules accourues,
Redonner de l’espoir avec le goût de vivre.Une jeep avançait dans la rue principale
Suivie de grands camions où j’ai pu admirer
Les soldats canadiens venus nous libérer
Mon cœur en a flanché, je suis devenu pâle.L’émotion a saisi mon esprit alerté
J’allais enfin pouvoir vous rencontrer, madame,
Vous que je chérissais au profond de mon âme
Je vous voyais enfin, ô chère Liberté.Adn
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