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Sujet
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Accroché au vieux mur, ouvragé par les doigts
D’un art de beauté ivre et demeurant adroit,
Un portrait si vivant d’une aube jouvencelle,
Une belle d’antan, candide demoiselleQui avait dans son temps attisé tant d’ardeurs
Et noyé de chagrin par son jeu de splendeurs
De grands rois et sultans aujourd’hui poussières,
Et le moine et l’imam dissous dans leurs prières.Elle était à la fois le charme et la douleur;
Le printemps ébloui lui proposait des fleurs;
Le soleil l’inondait de clartés maximales
Et l’amour lui chantait des odes matinales.Ses yeux étaient profonds comme le sont les mers
Où s’étaient engloutis dans leurs gouffres amers
Des marins passagers inspirés de sirènes.
Elle avait vu mourir hélas dans ses arènesDes princes amoureux venus croiser leurs fers
Pour mériter son cœur ou de brûlants enfers.
Et elle, la sultane au bord de la fontaine
Regardait froidement et l’amour et la haine
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