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Sujet
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Sous la danse lascive qui frémit sous les pierres
Se dresse doucement dans un éclat lunaire,
Une ombre furtive qui frissonne dans l’air
Et confesse dans le vent cette suave prière:« Dans ma robe de lys imbibée de néant,
J’ondule et je vacille,j’apporte du firmament
La lumière des femmes qui attendent ma venue
Pour devenir les lèvres du fruit défendu.Des gouttes d’eau sucrée sur ma peau de velours
Glissent lentement,elles suivent le parcours
Que les mains de cet homme dont l’amour est drapeau
Emprunteront bientôt pour enflammer ma peau.Légère,évanescente et les cheveux dénoués,
J’incarne dans vos yeux la déesse Beauté.
Le vent,ce grand coquin,s’engouffre dans les plis
De ma féminité exposés sous la pluie.Offerte et frémissante,je sens la caresse
De son corps absent qui malgré tout se presse
Sur mon corps dénudé qu’il s’empresse de sécher;
Je viens de lui offrir ma suprême hyménée.Je suis mère des Hommes et maîtresse de vos âmes.
Egérie puissante qui dort dans chaque femme,
Je porte dans mon sein ce qui vous rend heureux:
Une flamme immortelle qui transporte les cieux.Je suis la femme sans âge,celle qui survit au temps
Car je meurs et renais dans chacun des élans
Qui unit deux êtres dans la flamme gracile
D’une passion ardente,d’un amour indocile.Tant que battront vos coeurs pour célébrer ma gloire,
Tant que bouillira mon sang dans votre propre histoire,
Le monde survivra,il aura cette chance
Car Vénus se fait mère de la Renaissance. »
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