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Sujet
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PENTE D’AURORES
Sous un soleil écrasant de ciels, toi qui viens de l’onde donner du jour aux clairières
Partout, je te cherche dans les vitrines, dans le tourbillon tumultueux des rues,
Dès que tout s’envole dans les spirales, décline, se fige et se glace,
Dans les allées qui perdent leur banc d’été jusqu’au peuplier.Les voies se partagent comme une épée qui fend l’espace
Dans la mesure de l’ombre qui guette ses tours
Toute ruelle devient étroite,
De nous qui enlaçons le monde et courons à l’aventure des rayons,
Soleil qui crayonne les murs et passe les portes.Nos pensées dans nos mains, je frémis dans l’âme des feuilles.
Les arcs-en-ciel et les arcs partent en flèche,
Répandent leurs pailles courbes dans nos cheveux collés au vent.
Sur nos cycles, loin de la foule, nous atteignons la route,
Sifflotant un air de source ; mes sandales,
Deux pierres lacées que mon pied pousse dans la lumière dorée.Tes yeux qui me savourent, la terre qui pense douce,
Un nuage grignote le drap bleu. Un parfum de violettes tremble.
Nos doigts croisés d’aurores, mûrissent plus vite que les fleurs qui parachutent.
Dans la nuit, une étoile filante allume la maison d’aimer dans son corps de fleurir.Toi, au bord de la bascule, cueillant les jardins, enclos perlé de lunes ;
Te ramassant dans le ruisseau pourpre des deux courses folles de la vie,
Le rire sur le fil de l’hirondelle, irradiant le chant de l’eau, volant vers la liberté…
Moi qui ne voulais la dépasser, ni poser mes pas graves sur tes ailes pour nous garder,
Dans les yeux fermés des mots à fleur de peau qui happent le ciel dans la fente des murs…Tourbillon de roses
Dans un champ de papillons pour étendre le vol, boire l’écho des paroles,
Cette vibration qui brûle l’étape du cœur, le monde plus petit qu’une pomme.
EMA 😆Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
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