-
Sujet
-
[size=large]La couleuvre[/size]
Au fond du trou a lui l’oeil qui jamais ne cille.
Le soleil de midi assomme les cailloux
De ce vieux mur dressé contre le ciel de l’Août.
La lumière a jauni le trait de la pupille.Une tête prudente apparait au grand jour,
Attentive et guettant les herbes alentour
Sous le ciel bleu d’azur à la touffeur aride,
Et darde doucement une langue bifide.Rassurée, déroulant ses sinuosités,
Sereine et étirant ses longs anneaux discrets,
La couleuvre a glissé, au soleil de l’été,
Le long scintillement de sa mèche de fouet.Série Le Bestiaire Rustique
Avec mes amitiesAlain
Pour voir mon site : Mes vers a moi
""Les tambours de la solitude eveillent, aux frontieres de l'exil, l'Eternite qui baille sur les sables."""
(Saint John Perse)
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.