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Sujet
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Assis sur ces planches, je déplore et te pleure.
La vie t’a arraché le coeur
Même s’il s’était arrêté sur le parcours.
J’attends, j’attends encore, j’attends toujours.Je me rappelle maintenant, qu’angoissé et peureux
Tu craignais de mourir.
Que jamais heureux,
Tu survivais à tes jours sans leurs nuire.Alors aujourd’hui que dirais tu si tu te voyais,
Transpersé par les vers. C’est avec passion que je les observe.
Tu ne voulais pas y penser mais tu y es passé,
Délicatement déchiqueté, il n’y a plus rien qui te serve.Tu ne semble d’ailleurs plus craindre grand chose maintenant
Et peut-être, pendant ta vie aurais tu dû en faire autant.
Fasciné je te regarde décomposé, couvert d’asticots.
Un peu morbide mais seyant ce dernier manteau.Fin tragique mais que veux-tu?
Finalement tu t’en sors bien, il me semble voir un sourire.
Calé entre ces planches je vois que vivre tue.
Soigneusement, je m’observe dépérir.
Ma mâchoire se détache, je crois mourir de rire.
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