-
Sujet
-
[size=large]Longue marche[/size]
Pas un cil n’a frémi aux paupières du Temps.
Pas un pleur n’a coulé sur nos pauvres misères,
Pas un frémissement sur son visage austère,
Pas un souffle de cœur, pas un brin de printemps…Moi qui chemine seul sur la face du Temps
Dans ses rides creusées comme sentiers de terre,
Moi qui vais en cherchant des traces familières
Comme va un aveugle au gré des quatre vents,Je ne vois pas de fin et toujours je chemine
Dans ces rides perdues que le Temps parchemine,
Sans jamais entrevoir où est la fin des Temps.Tant que mes souvenirs vont couler goutte à goutte
Tant que j’ajoute aux jours des parcelles d’instants,
Le Temps se traîne en moi… comme moi sur la route…Avec mes amitiesAlain
Pour voir mon site : Mes vers a moi
""Les tambours de la solitude eveillent, aux frontieres de l'exil, l'Eternite qui baille sur les sables."""
(Saint John Perse)
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.