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Sujet
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Mon dieu qu’il est profond, cet abrupt précipice !
Une larme épicée me coule sur le front,
Une angoisse amère dans mon cœur tourne en rond ;
Je ne sens pas ce saut sous les meilleurs auspices !Quelle idée, aussi, de céder au caprice,
D’aller braver le sort en benêt fanfaron
Et d’ainsi m’exploser à coup sûr le citron
Pour me l’éparpiller au fin fond de l’abysse !Mon pouls s’est emballé, l’invétéré poltron ;
Mes jambes flageolent, de ma peur délatrices,
Défiant craintivement l’abime qui m’esquisse
Son gouffre funèbre comme un brillant fleuron.Je peux bien me tourner vers tous les environs,
Ils sont là : les amis, la famille, … Complices
De cette exécution qui leur semble un délice !
Au moment de l’impact, je sais qu’ils souriront …Aller, tant pis ! Plongeons ! Que vive ce carnage !
Que me suis-je lancé dans ce piège inouï ?
Ma voix s’est écrasée dans un murmure. « Oui … »
« je vous déclare unis par les liens du mariage ! »
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