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Sujet
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A notre regretté et fougueux Ami
Il était une fois, un chien abandonné
Qui, un jour avait croisé le chemin de Mamé
Il était dans un si piteux état qu’elle le prit sous son aile
Ainsi se forma un couple et celui-ci devint son compagnon fidèle
Elle le soigna, l’abreuva et l’entoura de tous ses soins
Il reprit vite des forces et devint un très beau chien
Caractériel, fougueux et joyeux, c’était Maxou
Lorsqu’elle l’emmenait chez le toiletteur il devenait fou
Il avait si peur que sa nouvelle maîtresse ne l’abandonnait
Quand elle allait le rechercher, Maxou était heureux , il la léchait
De retour dans son univers, il gambadait auprès de sa bienfaitrice
Sa joie était décuplée, il aboyait, tournoyait autour de sa complice
Elle savait lui parler, tandis que dans son langage il lui répondait
Il avait fini par lui obéir, mais, parfois lorsqu’elle l’appelait il la narguait
A l’ intérieur de son domaine il s’évertuait à jouer
Il faisait corps avec sa maîtresse qui lui lançait ses jouets
Il lui arrivait, parfois de n’en faire qu’à sa tête
Maxou avait son caractère et des fois c’était « sa fête »
Mais il savait aussi être très affectueux et mignon
Surtout l’après-midi où devant la télé il faisait « ronron »
Or, ce bonheur fût de courte durée, huit ans seulement
Car un jour, il devait s’écrouler, ce fut à la sortie des enfants
Il courait et il fit un faux pas c’est alors qu’il ne put se relever
A tel point qu’il alla vers sa maîtresse en « pleurant » et il boitait
Accompagné par son autre bienfaitrice et de sa maîtresse « mère »
Il fut conduit très très vite chez le vétérinaire qui ne put rien y faire
Les examens faits, le diagnostic n’était pas bon, il lui était fatal
Malgré les médicaments prodigués, il allait de plus en plus mal
Il lui arrivait de reprendre goût à la vie et d’aller un peu mieux
Mais, c’était un leurre, sa maladie reprenait le dessus un jour sur deux
Maxou souffrait et Mamé devait prendre une décision
Durant une semaine elle le regardait se débattre avec compassion
Elle ne pouvait se résoudre à lui ôter sa vie
Plus les jours passés, plus la douleur était son prix
A son grand désespoir, elle dût se décider à abréger ses tourments
Et le 9 Mars, ils partirent à trois et revinrent à deux en pleurant
Maxou, tu es parti dans un monde meilleur parmi tes congénères
Tu as rejoint le paradis des lumières, où tu es maintenant avec tes frères
Au moment où l’ultime piqûre a fermé tes paupières
Il ne nous reste de toi, que ton nom et un rosier faisant office de pierre
Ton nom est à jamais sur nos lèvres d’adultes et d’enfants
Car tu as su te faire admirer, choyer, et nous t’aimions tendrement
Nous devons te dire Adieu et te laisser partir dans l’au-delà
Ainsi est notre lot à tous, humains et animaux, toi en haut et nous, en bas
Nous refermons avec amertume le livre de ta courte vie sur terre
Est-ce la fin de ton souvenir ? Non, car il hantera à jamais nos chaumières
Adieu cher Maxou, Adieu pour toujours
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