-
Sujet
-
A MAMAN
J’ai toujours eu cette affreuse impression
Que notre vie a été celle de l’incompréhension
Durant ton vivant, nous nous sommes toujours cherchées
Sans toutefois pouvoir enfin nous toucher
Chacune de nous avait son caractère
Ce qui n’était pas fait pour se plaire
Ce que je voulais c’était ton affection
Et non me retrouver en pension
Alors, des questions je me posais
Quel mal avais-je donc fait ?
J’ai su plus tard, que tu ne pouvais pas me garder
Pourtant, j’ai pleuré, mais le sort en avait été jeté
C’est au Foyer Sainte Dévote que je devais rester
J’y ai donc vécu pleinement mes neuf années
Puis l’on m’a trouvé du travail, mes études étant terminées
Une année a passé et tu m’as demandé d’habiter à la maison
Au tout début, tout allait bien, puis on se disputait sans raison
Or, un jour, j’ai rencontré un garçon et parlé de me marier
Je ne sais ce qui t’a pris mais à partir de là, tout a chaviré
Etait-ce cette raison qui t’a poussé à me mettre à le porte ?
Heureusement, le Foyer a bien voulu me rouvrir ses portes
Le mois d’après je me retrouvais dans un avion direction PARIS
Tu es venue la veille au soir pour t’excuser mais c’était fini
Un billet m’avait été offert par mon futur beau-frère
L’instant d’après j’étais auprès de ma future belle-mère
Ainsi trois mois après je me mariais
Et, seule, ma grand-mère le savait
Ce jour-là les miens m’ont manqué
Depuis les mariages me font pleurer
J’aurai dû en appeler à ton coeur
Mais de toi, j’ai toujours eu peur
Il m’était impossible de dialoguer
Car jamais tu voulais m’écouter
Même lorsque ma première fille est arrivée
Tu étais grand-mère, mais tu n’as pas bougé
Les choses ont fini par s’arranger
Lorsque ma deuxième fille est née
Tu es venue, tu étais là, je me sentais appréciée
Mais une fois de plus, on n’a guère su se le démontrer
A tes côtés, je me suis toujours sentie gauche
En plus je ne me sentais pas aimée de toi, ni proche
Nos vies se sont écoulées et toujours cette rivalité fille et mère
Comment savoir si l’on est aimée quant on se sent rejetée
Mais un jour, j’ai su que tu avais été hospitalisée
Je n’y ai d’abord pas cru, mais ensuite j’ai paniqué
Sur ton lit d’hôpital tu m’attendais
J’ai pu comprendre ce que tu me disais
Pour la première fois nous nous sommes parlé
Pour la première fois nous avons longuement discuté
Dans les bras l’une de l’autre nous avons pleuré
Durant toutes ces années, là-haut, m’auras-tu pardonné ?
Car moi ici-bas j’ai mis du temps et longtemps bougonné !
Maintenant, je peux l’écrire dans mon poème
A ce moment précis, je sais que je t’Aime
Aujourd’hui et pour toujours je t’Aime Maman
Je peux te le crier tous les jours « Maman je t’aime tant »
Ce poème, me libère de la haine dans mon coeur
Et je suis sûre que Maman y trouvera son bonheur
Car, qui sait, peut-être, qu’elle m’a lu et pardonné
Aussi, au-delà de tous les temps, je lui envoie de gros baisers.
😆
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.


et merci pour ce partage!!