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Sujet
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Pour qu’il n’y ait aucun malentendu et pour que ce poème ne soit pas mal interprété ou incompris comme « Seigneur América »,je dois expliquer un petit point essentiel:J’ai écrit ce poème quand la ville de Beyrouth était assiégée par l’armée Israélienne et fut complètement détruite(je pense que vous n’avez pas oublié ça!)…Ce poème était donc un cri de révolte ,d’indignation et de colère contre cette guerre absurde et inutile…Je souhaite que cette fois,mon ami Fendor ne soit pas atterré en lisant ce poème tout en précisant ,une fois de plus,que je n’ai aucune haine envers le peuple américain ni Israélien:j’ai de la haine contre le sionisme et l’impérialisme…J’espère que mes amis Oasiens ne feront aucun amalgame,cette fois!Merci à tous!
La rivière de sang
A Beyrouth
Mes frères agonisent devant le monstre
Vieillards déchiquetés
Femmes éventrées
Hommes étranglés
Enfants assassinés
De sang froid
Sans foi ni loi
Leurs cris transpercent les cœurs des hommes
Sauf celui de la maison blanche
Leur sang devient une rivière
Une rivière de douleur, de souffrance
Une rivière de rage, de vengeance
Une rivière qui creusera son nid
Et tracera sa route
Pour déborder et inonder
La maison blanche
La maison des sionistes
Les sionistes ont coupé la langue au vieillard
La sagesse
Mais il dira à son petit-fils :
Ils ont tué ton père
Ils ont volé ta terre
Ils ont brûlé tes oliviers
Pour qu’ils ne donnent plus de fruit
Mon petit-fils
Tu es la proie de l’épervier
Les sionistes ont mutilé la femme
La fleur
Mais elle dira à son fils :
Ils ont tué ton père
Mais ils ne couperont pas le lien ancestral
Ils ne couperont pas le cordon ombilical
Je mettrai au monde d’innombrables enfants
Qui seront le Liban de demain
La Palestine de demain
Les mains du changement
Les sionistes ont tué l’homme
La vie
Mais il dira à son fils :
Ils n’effaceront jamais les souvenirs
Ils ne tueront jamais l’avenir
Mon fils
Avec ta main, étrangle le monstre !
Les sionistes ont assassiné l’enfant
La paix
Mais il deviendra une colombe
Qui lâchera sa bombe
Sur la tête du monstre
Un rire maléfique sourd des synagogues
Le rire du monstre, le rire de l’ogre
Sharon/ le loup dévore les corps
Begin/ le monstre allonge ses pattes
La mort asphyxie Beyrouth
Cauchemar ?
Non, Réalité
Terre arabe
Blessée à mort
Je suis ton fils
Ils ne me priveront pas d’émerger
De penser, de crier
D’étrangler le monstre
Terre arabe
Tu ne resteras pas leur pétrolier
Tu ne resteras pas leur gibier
La rivière de sang tracera sa route
Pour déborder et inonder
La maison blanche
La maison des sionistes
Terre arabe
Je suis ton fils !Ma vie n'est plus une barque dans une mer enrag?e
Et je ne suis plus le naufrag?!
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Mostafa, point fat, seul, las, si doux, r?vant de sa mie!!!
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