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Sujet
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Dans son fournil
essuyant la sueur dans la peine. Poussant l’onde dans la lumière, la fièvre dans le levain.
Aspirant la pâte.
Les mains fluides pétrissant la vague dans la fontaine, bleuissant le nuage jusqu’à demain.
La ruche rayonnante ruisselant sur son front, mûrissant le soleil.
Sortant du four la dernière pelle de pain qu’il nourrissait de l’Eternel, l’heure d’après soufflant les neiges.
Sur le pas de la porte
Le boulanger frottait amplement ses mains sur le tablier qui entourait les hanches de ses nuits blanches ;
souriant aux enfants qu’il regardait marcher vers le jour, quand la nuit lente tombait sur ses épaules et sur ses yeux pressés de dormir.
L’odeur du pain
mouillant la porte qu’il ouvrait aussi large que lui sur la rue qui blanchissait de venir…
il avançait de simples paroles qui luisaient dans la lumière timide du matin, comme le premier pain…
qui nous garderait pour les rendre aujourd’hui au chemin.
Ema 😆Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
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