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Voici un poème écrit en 1976,juste pour dire au revoir à l’hiver et ouvrir nos bras au printemps qui arrive dans une semaine avec la journée mondiale de la poésie.
Il pleut
Il pleut sur la ville endormie
Il pleut sur les gens endormis
Il pleut très fort
Comme si Dieu était en colère
Il pleut pour nous glacer le cœur
Après l’été et sa chaleur
Il pleut pour redonner la vie
A notre cité déjà sans vie
Il pleut pour chasser le soleil
Pour nous laisser dans notre sommeil
Pour nous cloîtrer dans nos maisons
Pour voiler le lointain horizon
Il pleut sur le jardin mort
Il pleut très fort
Pour apaiser ses douleurs
Pour changer ses couleurs
Il pleut sur sa vieille porte
Il pleut sur ses feuilles mortes
Il pleut sur les amants
Il pleut tendrement,amoureusement
Il pleut sur le cimetière
Il pleut sur les morts
Qui n’ont cure
De la pluie et de sa froideur
Il pleut sur les chiens enragés
Ils pleut sur les hommes découragés
Il pleut sur les femmes âgées
Il pleut sur les étrangers
Et moi dans ma petite maison
Moi,sans raison
Je regarde la pluie qui tombe
Comme les fils d’une vieille robe
Il pleut avec une si fine beauté
Je crois que le ciel pleure
Qu’il nous verse les larmes de la vérité
Pour nous noyer dans sa sueur
Il pleut dans mon cœur
Je pleure avec le ciel sombre
Pour bien sentir mon malheur
La mélancolie de novembre
Novembre avec sa tendresse
M’a envahi de tristesse
Novembre qui chante la mélancolie
Novembre qui chérit la nuit
Il pleut,je me sens partir avec ses gouttes
A la recherche de la source
La source de la vérité
La source de l’éternité
Je me laisse emporter par ce vent fort
Comme un oiseau mort
Loin de ma maison
Loin de la raison
Je sens mon corps frémir
Je me sens inférieur
Devant ce puissant froid
Qui fait vaciller les toits
Je regarde le vieil arbre qui tremble
Qui pleure,qui demande pitié
Ses cris se perdent dans la nuit
Le vent le transperce de ses fines épées
L’éclair me foudroie le visage
L’obscurité encourage ma peur
La peur d’un garçon très sage
Un garçon qui rit,un garçon qui pleure
Je suis là,solitaire
Sans aucun pouvoir
J’admire la force de la nature
Sans comprendre sa colère
Soudain,la pluie s’arrête
Je l’attendrai comme la fête
Oui,je sais que c’est bête
Mais je l’attendrai quand même
Puisque je l’aime.
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Agadir,le17/11/1976Ma vie n'est plus une barque dans une mer enrag?e
Et je ne suis plus le naufrag?!
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Mostafa, point fat, seul, las, si doux, r?vant de sa mie!!!
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