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Sujet
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Si je te dis ce soir, à l’aube du printemps,
Sous un ciel enflammé qui teinte l’horizon,
Qu’il me faut soupçonner de tendres sentiments
pour donner à mon âme les tons de la passion ,Si je te dis encore, quand la source murmure,
Qu’elle charrie mes pensées, mes rêves tour à tour
Et que la brise molle dans les branches susurrent
Des promesses de bonheur au temple de l’amour ,C’est que je crois saisir, dans l’ivresse qui passe
Des douleurs éphémères, des parfums aigre-doux,
Tout s’emmêle, se débrouille, se confond, me dépasse,
Moi de recomposer un monde fait pour nous !Puis j’éteins mon regard lorsque je crois entendre
Le bien-être passer sur les traces que je laisse,
J’écoute gronder en moi et sitôt se répandre
les bruits de la forêt et du ru qui se presse !Dans le jour qui s’achève et qu’embaume l’humus,
Une dernière fois, amorçant le retour,
Je songe amèrement, quand s’annonce Vénus,
A ce décor sans toi, à l’absence qui m’entoure !Si je te dis ce soir mes heures vagabondes,
L’empreinte de mes pas, le crépuscule en feu,
C’est que j’ai, avec moi; sous une lune ronde,
L’écho de ta tendresse et l’éclat de tes yeux !Si je te dis tout ça, c’est sans doute que je t’aime !
kimi-ann
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