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Sujet
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A l’aube des beaux jours, aux lueurs du printemps,
La belle Marianne se fait le ton sévère
Et condamne les plus démunis de nos frères
A déguerpir céans du nid qu’ils aimaient tant.Ils n’en ont pas réglé les dépens dans les temps,
Et quand, de son foyer, on n’est que locataire,
Sachez qu’on n’est, aux yeux de son propriétaire,
Qu’un mauvais placement aux profits cahotants.Combien vont, à nouveau, devoir quitter l’auvent
Qui les a protégés d’un hiver de galère,
Et gardés bien au chaud au loin des cimetières ?
Combien vont retrouver la rue, le froid, le vent ?Depuis que l’argent fait la pluie et le beau temps,
Comme les intérêts qui seuls vont satisfaire
Sont d’être prospère avant d’être solidaire,
L’égalité sociale avance à contre-temps.Les bourgeons fleurissent les démunis crevant,
Bouche ouverte, ventre vide, sous nos paupières ;
Des foyers démeublés, dépeuplés, solitaires,
Attendent qu’un bourgeois y ruine le suivant …
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jess