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Sujet
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Comme une main tendue effleurant de chimères,
Volant à la lumière, un rayon de salut,
Comme si, en prodige, un songe éphémère,
Faisait pousser des roses aux bouts des doigts contus.Comme une voix soumise, muselée dans son être,
Jouant la mélodie d’un silence profond,
Comme si, bâillonner, impuissant à émettre
Un timbre s’animait de multiples violons.Comme des yeux rougis, à la misère du monde
A la vision des leurres de tous nos devenirs,
Comme si, de ces larmes, aux abysses profondes,
Emergeait le printemps d’un parfait avenir.Comme un cœur écrasé, au pilori du temps,
Courbant son front vaincu, aux tempêtes assassinent,
Comme si, en phénix, le pur sentiment,
Pouvait à l’infini, arracher nos épines.Espoir oh ! Folie accrochée à mes rêves
Amant des mes désirs, déesse de mes envies,
Oh ! Combien d’illusions utopiques et brèves,
Ont fondu au mirage de tes allégories.Pourtant comme un dévot, agitant ses prières,
Comme un drogué accroc, hagard et désoeuvré
Je vis dans ton opium, aux lueurs de verre,
Perdu dans l’égérie de ma naïveté.Je caresse l’espoir du bout des mes doigts frêles,
Où éclosent des roses comme des nouveau-nés,
Main tendue, dans l’éclat violacé du ciel,
Si prompte au miracle et au conte de fées.Jean-François ZAPATTA
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