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Sujet
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Il s’appelait pompon et il était de race,
Ce chat noir élancé, souple comme un félin,
Sauvage quelquefois, il lui fallait l’espace,
Mais quand il revenait, il se montrait câlin.Nous l’avions emmené un jour à Gabarnac,
Lui qui n’avait connu que les champs de Dordogne,
Fut décontenancé par tout notre micmac,
Il ne resta qu’un jour, puis partit dans la grogne !On le chercha pourtant entre les rangs de vignes,
Dans les bois, dans les prés, dans le bourg chaque jour,
On espéra longtemps, guettant le moindre signe,
Puis on abandonna en souhaitant son retour.Et quatre mois plus tard, quand nous n’y pensions plus,
Il apparut soudain de façon fugitive,
A son point de départ, il paraissait perclus,
Et n’osait s’approcher, une peur intuitive.Il avait parcouru plus de cent kilomètres,
Affrontant bravement le temps et le danger,
L’instinct seul le guidait pour retrouver les êtres,
Qui l’avaient perturbé sur un sol étranger.Les chats comme les gens, lorsqu’on les déracine,
Ne peuvent supporter et reviennent toujours,
Le cœur également qui aime et se calcine,
Ne peut vivre éloigné sans mal de ses amours !…
St Just ( Joël Gauthier ) Maison d’arrêt de Périgueux 19.6.87
Pour Esther Hügli.
La poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
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