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Sujet
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Je voudrais te parler comme si tu m’aimais,
Et comme si ton coeur n’avait changé jamais,
Comme s’il éprouvait pour moi de la tendresse,
S’il était toujours prompt à sentir ma détresse.Je veux t’imaginer encore accessible,
Et non pas endurcie, à ma peine insensible,
Je veux croire qu’en toi une cellule vibre,
Quand tu penses à moi. Es-tu encore libre ?Mon cœur est ainsi fait, quand il aime, il espère,
Il ne veut jamais voir ce qui le désespère,
Pas plus qu’il n’éteindra le lumignon qui fume.Quand il semble abattu, il se relève encore,
Puis s’il ne sent plus rien, il retrouve l’amphore,
Où sont ses souvenirs… auxquels il se parfume !…
St Just ( Joël Gauthier ) Maison d’arrêt de Périgueux Mai 87
Pour Esther Hügli.
La poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
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