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Sujet
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Je marchais prés du lac où dansent les lumières,
Les saules nus, immobiles, ondulaient sur les flots,
On entendait l’écho du village, loin derrière,
le printemps se lisait sur le flanc des côteaux .Au bord, se pavanaient les cygnes majestueux,
Côtoyant les poules d’eau, libellules, grues huppées,
Assis sur un pliant un pêcheur silencieux
Attendait patiemment une prise espérée !Eole, dans son sillage charriait mille parfums,
Se montrait insolent, exerçant sa puissance
Sur les roseaux fragiles, déposait les embrums
Puis s’en allait souffler ailleurs ses réjouissances !J’étais ivre du ciel en flammes à l’horizon,
Ivre d’une nature à l’entrée de la nuit,
je regardais les glèbes afficher ses blessures
Que l’outil a creusées, et l’oiseau qui s’enfuit !Je marchais prés du lac témoin du crépuscule,
Disparu le pêcheur, la berge s’assombrissait,
Les rumeurs s’apaisaient et , dans le vestibule
D’un rêve commencé, du lac je m’éloignais !kimi-ann
😆
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