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Sujet
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Pourtant le cœur n’a pas changé…
Mais l’enveloppe s’est fripée !Depuis longtemps, toi l’orpheline,
Tu restes seule avec ta mine ;
La terre grouille, enchevêtrée,
En t’oubliant, âme esseulée !Comme bien d’autres orphelines,
Tu pleures seule, au soir, tu dînes
D’une larme chaude et salée,
Jusqu’à la vague de « Morphée » !On n’aime plus cette orpheline,
Sans racines, pauvre vermine,
Ceux qui l’aimaient ont disparu,
Aucun écho n’a répondu !Accompagnée de solitude,
Comme un ballot en turpitude ;
La proie du sort s’est résignée,
Et n’attend plus aucune fée !Le monde grouille, surpeuplé,
Sans que personne n’ait pensé
…Un sourire charitable,
…Une tape confortable !Pourtant, hier, bien entourée
D’affection, elle fût blasée
Est-ce pour les siens, charitables,
Qu’on l’invitait à toutes tables ?Pourtant, le cœur n’a pas changé…,
Mais l’enveloppe s’est fripée,
Le temps perpétuel effeuille
En découvrant flanc et filleule !Pourtant le cœur n’a pas changé…,
Mais l’enveloppe s’est fripée,
L’habit a fait tomber les masques
Et la pudeur des âmes flasques !L’apparence maquillée
Voue « Médailles et Lauriers » ;
L’image colle se fige
Sur le cran qu’on lui inflige… !Amina
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