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Sujet
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La bascule des songes.
Hier matin à midi le temps a basculé
Dans la salle des Illustres au plancher parqueté
Ton regard comme foudre a surgi des enfances
Un instant a suffi pour creuser l’indécenceDès lors je fus à toi comme la reine au roi
Rien soudain ne pouvait revêtir importance
Ton frère l’épousa en article de loi
Leurs destins cumulés prirent un ton immenseComment dire le rêve lorsqu’il est de papier
Ton sourire qui me brûle moi qui n’existait pas
Tu m’as prise en amie au détour de tes bras
Trente années de retard en seconde effacéesEt puis la promenade aux collines éclatées
Tu écartes les ronces et me montres secrets
Nous marchons sans aubade juste en doux mots partages
J’ai soudain l’impression de poser des bagagesLa nuit devint très longue et tes regards si lourds
J’y voyais des tendresses mais tu avais pitié
D’une femme en détresse et en manque d’amour
Tu me servais du vin je rêvais tes baisersJ’ai sans doute inventé cette histoire d’un soir
La lune était trop belle et mes désirs immenses
Tes sourires sur moi ne furent qu’en innocence
Pardonne-moi mon tendre d’avoir vécu espoirMais j’ai vu ta compagne et l’enfant et l’amour
Ton respect sa froideur son exigeante cour
Je t’ai senti piégé en vie bien inégale
Heureux en tant que père mais sans femme fataleJ’ai aimé ta Bretagne et adoré tes rêves
Toi un homme devenu m’a conquise en éclair
Depuis lors j’y repense et je revois sans trêve
Ta malice tes idées ton visage et ta merTu es vite reparti m’a laissée orpheline
Mais blottie en étoiles aux doux frissons d’amour
Si tu changes de vie soit demain soit toujours
Tu sauras me trouver toute aimante et câline.Mes sites web: http://linktr.ee/sabine_aussenac Lou, aux nuits rossignol...
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