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Sujet
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Mondes Avec Beautés Absentes.
Chant 1.» Tu l’entend, le bonheur ?
Il rôde »
( « Médée » de Anouilh )Dans le piège de la beauté du monde,
Tombé .Comme le désir voile et dissimule
De l’espace l’infini reproduction
Nous prétextant le plaisir
Pour assouvir sa folie de multitude,
Pareillement le monde se perpétue
En nous leurrant avec la magnificence de l’aile bordée d’un navire en partance,En nous concédant l’ensanglanté d’un soleil couchant ;
Afin que ces beautés détectées justifient
L’absence de fin, l’égarement de l’avancée.Comme le verre qui s’embrase en décomposant la lumière
qu’il semble ainsi justifier, expliquer même,
Ainsi nos sens captent les vibrations et les pressions
Décomposant un monde d’une beauté
A la démesure du non-sens qu’il recèle.Et le piège parait si parfait
Que de la beauté du monde ou de son machiavélisme,
On ne sait plus quoi admirer
Car magnifique est la mise en scène
Et grandiose le décor
Où tout est trompe l’œil
Sauf le piège de la beauté du monde.______________________________________________
Mondes Avec Beautés Absentes.
Première Avancée.Pourtant, nous aurions dû nous méfier de cette trop évidente beauté du monde car ne savons nous pas depuis les premiers décryptages que , sous l’évidence, se dissimule le complexe, l’insondable ?
Pourquoi le sens de la beauté serait-il immédiat, premier, alors que pullulent les questionnements ?
S‘émerveiller de la beauté découvrante, c’est effleurer le secret du monde en n’en conservant que l’acidulé qui écœure. Voilà cinq cent millions d’années que s’est déployée la première complexité à notre mesure et avec elle le message s’est crypté , celé derrière les apparences que les capteurs de nos sens tentent de révéler ; mais il y faut de l’intérêt à la vie pour que la vie se prolonge et se perpétue : il y faut de la beauté et du désir, ce qui revient ,dans les deux cas, à goûter l’autre, à la recherche d’un désir dans les lacunes du plaisir.
Car que faire la reproduction accomplie, sinon traîner son ennui à moins que , leurre, les sens n’interprètent à l’agréable l’inanité froide et insensée, découvrant dans les espaces laissés béants, des magnificences dont se nourrit le complexe : compliquer le décodage pour pouvoir y mettre un sens, ce décodage lui-même nécessitant du complexe.
La complexité n’est plus qu’une nécessité pour fabriquer du sens en enfouissant au plus profond l’inutile et le vacant.
La beauté est l’habillage du vide complexifié avec le temps..
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