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Ce samedi la mort m’a tapé dans le dos
Pour me signaler que te prendre elle allait
Je ne l’ai pas crue car c’était trop tôt
Après le concert où tu nous avais convié
Chez toi dans ton paisible foyer et plutôt
Que de leur dire, tu avais signé « tonton » aimé
Tu étais simplement de mes enfants aussitôt…Treize années déjà qu’elle a eu le dernier mot
Le projet funeste de ce jeune on a encaissé
Il paraît qu’il t’a rejoint vite aussi là haut
J’aurai voulu mais je n’ai pas pu, découragée
Sur place vérifier qu’il était allongé sur le dos
La douleur et le chagrin, si loin, m’ont clouaient
De cette marrante petite ville au paysage beau…Longtemps je n’ai eu que la douleur à supporter
J’ai fleuri seulement ta tombe en pliant le dos
Au cimetière de ce village où tu étais né
Seulement que trente huit années plus tôt
Torturée de fatigue et des misères de la vie passée
Notre mère t’a rejoint par un après midi assez beau
Notre père si affaibli t’a rejoint encore si chagriné…Aujourd’hui je peux enfin les souvenirs évoquer
De ces escapades où nous enfournions nos vélos
Pour prendre ces chemins que l’on appelait « liberté»
Prises sur le temps organisé de nos agendas écolos
Point de piscine, point de sorties planifiées
Des légumes à ramasser, à équeuter, pas au chaud
Mais au frais de la cuisine où la table croulait
Sous les sacs vidés à même la nappe de haricots…Maintenant je regrette nos insouciances dévoilées
Quand nos partions aux Sables d’Olonnes en Stop
Ou que tu fuguais de ton lycée contraint tu étais
Tu voulais apprendre la cuisine mais n’en faut
Tu as appris la menuiserie comme notre modèle d’aîné
Mais je laisse les peines derrière nous c’est trop
Je pense à ces virées sous les cerisiers si convoités…Mais nos joies pour ces huit heures de se retrouver
Cette course mythique de tandems et de vélos
De ces entraînements dans le marais poitevin sillonné
De ces campements à la belle étoile des feux beaux
Des avaries maîtrisées, la complicité de tous égalée
Un jour le destin a mis fin à cette course et ce suppôt
Un jour d’octobre a jugé bon dans le cœur de te poignarder…Je dédie ces vers à mon frère « Christian »
Que j’aime à évoquer mon jumeau de coeur
moi son humble soeur « Christiane »
et à tous ceux qui souffrent ou ont souffert un jour d’un décès brutal …

Mais la vie pour eux doit continuer!!!!Cory
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