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Sujet
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« Qu’on ne touche jamais
Aux folies, aux orages
Qui chez moi naissent et meurent
Entre passion et rage.
Et que mes grands délires
Me fassent toujours escorte.
La raison venue, j’ai demandé qu’elle sorte.
Qu’on ne décide pas de mes choix, de mes larmes
A chacun son soleil, à chacun ses drames ».
« L’enfant Laboureur » de Barbara.Je ne veux plus de ces chemins brefs et tracés
Où leurs attitudes hautaines et blasées
Bornent ma route dans des cyniques tranchées
Vers des mondes si pâles et désenchantés
Où l’affectif devient vénale et argenté.Je ne veux plus de leurs mornes atermoiements
Sur des sacrés et des icônes décadents
Avec leurs autels arrogants marbrés du sang
De leurs croyants impénitents aux âmes expiant
Péchés inexistants, sermons avilissants.Je ne veux plus qu’on me parle avec dédain
Des gens dit malsains en me prenant à témoin
Comme s’il fallait d’une humanité sur sa faim
Ne veiller que sur celle qui chaque matin
Se redresse sans but et toujours moins de fin.Je ne veux plus par bêtise et ignominie
Ecraser la colonne en marche des fourmis
Mais qu’elles m’expliquent ce que mon ironie
Fait dans ce monde où elles tracent leurs vies
Pendant qu’avec un profond dédain je détruis
Ce monde lent que pas-à-pas elles édifient.A leur analytique comptabilité
Ils opposent ma maladive naïveté
Pour me faire croire qu’ils sont l’humanité ;
Mais j’ai raison quand je défends le condamné
A mort,
A mal vivre ,
A l’exil ;
En un mot le supplicié
Bafoué
Ecartelé
Vilipendé.
En un mot le vivant à jamais en sursis
Qui meurt en moi chaque fois que tu me souris.
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