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Sujet
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Ö mon cheval
Le voyage est fatal
Emmène-moi sur ton dos
Jusqu’à la terre fertile…
Où le gouffre engloutira mon fardeau
Toujours loin des lieux et des villes
Où la pureté est échinée par le sentiment vilEmmène-moi sur ton dos ! Ô mon cheval
Sans ennemi et sans rival
Jusqu’à la colline
Où la dorure de la lune…
Devient manifestement fine
Eloigne-moi de cette grotte, où la lueur décline
Pour effleurer les minutes de la finMon cheval blanc
Pars malgré les aquilons
Flairer le surgissement des printemps
Caresser les bourgeons
Sourire aux frimousses des enfants
Donner à manger aux pigeons
Méditer la pureté du firmamentMon cheval
Le voyage est fatal
Partons sans rival
Emmène-moi vers le bord des vals
Lancer mes fardeaux
Et mes maux
Court sous la blancheur des nuages
Ecoutons le bruissement et les ramages
Galope sous les rayons d’or
Réveillons l’ami qui s’endort
Dans le giron des condorsO mon cheval docile !
Abandonne le temps qui fronce les sourcils
Court et ne regarde pas derrière
Quittons les déchirures de la terre
Allons découvrir les horizons
Humant enfin les fragrances des floraisons

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