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Poème partagé par Eve-Lyne – création poétique en ligne
Dédié à Christian !
——-La légende du Lac de la Maix——
D’autan, il y avait à la Maix
Vaste clairière, en son centre
Un magnifique arbre aux racines illustres
Enveloppant les profondeurs de la terre,
Pour enlacer l’infini azur du ciel
Ramures majestueuses et solennelles !En amont, une sublime petite chapelle
Abritant la statue de la Sainte Vierge
Au printemps bouquets de fleurs des prés
Étaient déposés aux pieds de la Sainteté
Où prières et vœux furent demandés
Bénédiction du ciel et de la terre !Toutes les années, le dimanche de la Trinité
Une commémoration de l’ermitage y était donnée !
Assistaient les pèlerins de toutes les vallées voisines
Belle procession au rythme de la musique,
Rassemblement avec chant et cantique
L’ermite attendait pour la célébration de l’office !Terminées furent la messe et les prières
Les pèlerins continuaient la fête dans la clairière
Discussion et commérage, chant, danse et ripaille !
Nouvelles connaissances, des cœurs se chamaillent
Aux vêpres, une cérémonie religieuse terminait la journée
A la nuit tombante, chacun rentra l’âme en Paix !La dernière année, lors du pèlerinage de la Fête Dieu
La messe sembla longue et ennuyeuse !
Les pèlerins agacés quittèrent le saint prieuré
Pour festoyer dans le pré, violon mirliton fifre et tambourin
Battaient son plein, ritournelle litanie comptine furent chantés et dansés
Quelques bons vins des vallées furent sabrés puis goûtés !L’ermite agacé se tint à l’écart, aux abords du temple
Et non de bons alois, les observa un long intervalle !
Pèlerins dansaient chantaient, quand soudain dénote la mélodie
D’un violon virtuose, d’une beauté fascinante et éloquente
Les autres instruments firent silence pour ouïr
La chanson enjôleuse de notre saltimbanque.Du troubadour, personne ne s’étonnait de sa présence
Nul ne connaissait ce feu follet au visage mi-démon mi-ange,
Il s’arrêta de jouer pour salut son public, sourire enjôleur,
Et repris de plus belle la cadence pour des heures
Tourbillons et farandoles autour du grand arbre
Dansèrent et festoyèrent, ensorcelés par cette mélodie sans ombre !Le soir à l’heure de la messe,
L’ermite sonna la cloche de la chapelle
Appel de la prière et du piété
Que tous firent mine de ne pas s’inquiéter
La cloche et le violon dans un duel sans fin,
Le violon eut raison, la cloche s’ interrompt !La cloche à nouveau résonna,
Les danseurs ne l’entendaient pas
Tous ivres de musiques, de chants, de vins et de vertiges.
Ils riaient et se moquaient bien du Sage
Le bal continuait de plus belle,
Le violoniste, nul ne remarqua son sourire cruel !La cloche se tut, le violoniste ne jouait plus,
De guerre lasse, le prêtre commence son office seul !
A l’élévation le ciel s’encombre, nuages, éclaires et linceul
L’arbre dans un dernier supplice, les branches vers le ciel
Implore le Bon Dieu de pardonner ces prosélytes,
Et dans un bruissement de tempête, l’arbre se fendit !Le vent se leva, l’arbre s’arracha, le sol s’entrouvrit
La clairière s’effondra, plaie béante !
Emporta danseurs dans les profondeurs des ténèbres,
Énormes gerbes d’eau jaillirent remplissant le cratère
Villageois sacrilèges furent engloutis par les flots
Le musicien avait disparu brisant son violon contre les rocs !La colère divine passée, l’orage terminé
Paix à la terre, Paix au ciel ! Un lac est né
Douce brise sur une eau calme, lac de la Maix
Beauté envoûtante de la brume qui danse au-dessus de l’eau !
Dans la chapelle priait l’ermite pour l’âme des pénitents
Maudit soit le » violon du diable » !Nadine, le 05/12/2009
😆 😆 EvE-LyNe, NaDiNe. 😆 😆
🪶 Signature de la plumeEvE-LyNe
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