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Mon Odyssée.

  • Ce sujet contient 1 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoclaude, le 30-12-2009 06:47.
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    Plume de platine
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    Avatar photoclaude
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      0 – Ce premier relevé c’est toi qui le traça
      Sur la carte Orientée
      De par ta volonté.

      1 – Bien des ans en amont nous l’avions évoqué
      Ce possible voyage, cette belle équipée
      Dans les senteurs marines
      Des heures ultramarines
      Phosphorescentes eaux
      Indicibles abyssaux.

      2 – Bien des routes tracées sur nos cartes imagées
      Anticipant les vents,déraillant nos nuitées
      Quant ta règle bien à plat
      Révélait ce nom Cras
      Nos regards se croisaient
      La même fièvre brûlait.

      De ne pas nous aimer ou du moins pas encore
      C’était là notre aimant, notre tendre désaccord.

      3 – Ce cap tu le tins fière car ces années entières
      Il bouleversa tes nuits en de vastes croisières
      Dans tes songes submergés
      Par l’embrun redouté
      Tu affalais les voiles
      Sous le ciel de ton lit.

      4 – Affûtant nos réglages comme on recale sa vie
      Sous les vents forcissant notre allure courait.
      Nous croisâmes Corfou et ses pierres brûlées
      Nous songeâmes à ces portes que l’Orient nous ouvrait.

      La vague était légère et nous philosophions
      Sur le pont discourait Socrate et ma compagne
      Sous la bôme tangonnée, Platon et moi savions
      vers la Grèce nous voguions et toutes ses campagnes.

      5 – Puis ce fut Port Vathy, mon rêve, mon illusion
      Elle barrait les moulins, ceux qui nous furent offerts
      De leurs bras en ailes nous signalant la passe
      Nous entrâmes dans le port comme dans une Odyssée !

      Quand nous fûmes à l’ancre, les bouts bien lovés
      Comme elle me prit la main, elle m’offrit un baiser
      En me précisant bien de sa voix policée :
      « Ici je t’offre Ulysse, celui de ton enfance
      Ses nefs énamourées, ses navires en partance
      Nous venons de l’abysse et toutes ses outrances
      Mais demain je tairai que tu m’es attirance ».

      6 – Dans le diapré moiré du flot dégouliné
      J’ai vu son corps brûlé par la vague léché
      Toutes ces eaux festonnées
      Sur son corps affamé
      Disaient plus sur la vie
      Que toutes nos envies.

      Puis vint la nuit démente aux mille vagues hurlantes
      Infâmant les bateaux,vomissant des sanglots
      Nos toiles arrisées, nos regards extasiés
      Nous mîmes à la cape
      Puis partîmes en fuite.
      Mais toujours le dragon bouillonnant les sillages
      Creusait des précipices sous l’étrave entravée.

      Puis vint la nuit tragique par ces vents provoquée
      Déboulant en fusant des loins hyperborés
      Du démon à l’encan quand l’assaut renforcé
      Toujours vitupérant les marins arrimés
      Fracassa le navire sur ta tempe enfoncée
      C’est la nuit qui saigna
      Son sang noir dans la mer
      Son sang rouge dans l’aube.

      Alors la fureur nous laissa
      Et le carnage du bateau cessa
      Mais la pluie dégouttait encore
      Comme de ta plaie coulait cet or.

      Lovée contre mon corps tu réchauffais tes maux
      Quand nous nous réveillâmes dans l’ombre du bateau.
      Comme un poulpe trempé, tu agitais tes membres
      Cette image te fit rire, tu savais mon désir.
      Alors d’autorité feignant l’intempérance
      Tu m’intimas l’ordre de vaquer aux urgences :
      « Ne venons-nous pas de risquer le naufrage ?
      Pourquoi par amour oser d’autres outrages ? »

      Pour ce beau capitaine, je déchiffrais la carte
      Mais le contour des caps dessinait tant son corps !

      7 – Connaissez-vous le froissement des eaux
      Comme une étoffe froissée sur le grain de sa peau;
      Ce sillage moussu vers l’ineffable Orient
      Ce possible gréé comme un navire marchand
      A la proue de l’esquif
      Cet Ulysse incisif
      Cette figure de proue
      Et moi barrant la roue.

      8 – Plus l’ Orient approchait et plus elle s’approchait
      Dans la nuit de Pergame sous ce ciel basculé
      Elle me dit que d’ Ephèse, elle avait tout appris
      Qu’il serait difficile d’envisager l’ Après.

      Dans sa voix tant d’écho,un désir de sa main.
      Sa peau était brûlée par tant et tant d’embruns.
      Le sillage de ses mots dessinait des pensées.
      Elle me dit qu’elle avait sacrifié à l’oracle
      Sur la colline sanctifiée qui connut la débâcle.
      Elle me dit que d’ Illion survivait des Hellènes.
      Mais je sais qu’ Aujourd’hui ce ne fut que blasphème.

      9 – Je n’ ose ici écrire que c’est tribord amure
      Que les Vents nous imposent car toujours ils disposent.
      Car c’est alors vous dire que l’ Ouest nous murmure
      Que la chevauchée lente sur la vague de ma prose
      Prend sa fin Ici-bas et que vers l’Origine
      Que l’écheveau dévide de ces noeuds décomptés
      Il nous faut retourner et comme je l’imagine
      Retrouver fracassées ces Stèles du Passé.

      0 – Ce vrai baiser c’est toi qui premier le donna
      Quand l’erre Occidentée
      Nous ramena à quai.

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      • #2774890
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        Avatar photoclaude
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          PHIL, c’est plus difficile de mourir une Illiade; mais je te raconterai ma prochaine mort; promis.

          Ramses : avec tes si beaux « Appâts d’Hélène…. A pas de laine », à toi aussi il eut fallu une Illiade

          et toi Vauv : avec ton « Criant la mélodie d’une abyssale mer » déjà tu la savais la route de l’Orient.

          Monesille : par coeur je te sais vois ce « oh! » dont je ne parviens à me déprendre.

          Angiee : tu es celle que je connais le moins ;ton monde parait un univers dont je ne connais que « J’aime vos mains » et « Blancheur et douleur »; à moi de faire le reste de ton parcours.

          J’aime bien vous répondre parce que ,comme un écolier , je me demande qui est chacun de vous, je retourne voir les titres de vos poésies, puis je me dis :Ah oui! je connais , ce qui est
          bien sûr le cas de Phil et Vauv, cela le devient de Monesille;
          pour Ramses et Angiee , je n’en suis encore qu’à la découverte mais toujours, il me faut beaucoup de temps, pour tout, même pour répondre comme vous le voyez ici.
          Mais je m’en fiche ,même si je lis moins, même si je commente moins car cela me permet
          de connaître mieux ce qui est pour moi le seul moyen de mieux apprécier aussi.
          J’espère que cela n’est pas trop long pour un commentaire de commentaires.
          En tout cas le règlement du site ne stipule rien à ce sujet!
          Alors, j’en profite pour vous parler.
          A bientôt.

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