-
Sujet
-
[size=large]L’ombre lente[/size]
L’ombre lente s’étend sur le serre profond.
Un jour pâle se meurt comme un ressac se brise
Sur les rives des ans que transperce la bise.
La lumière décroit comme une cire fond.Sur le bougeoir du temps un cierge moribond
Eclaire en vacillant l’éveil d’une âme grise
Sur la plage glacée d’une ancienne hantise
Et l’âpre pesanteur de ce temps infécond.Sur la rivière au flot pesant, au courant rude,
Qui débite en hurlant son fleuve d’hébétude,
La nuit vient de jeter son épervier ombreux.Mais au coeur des noirceurs dont la terre se voile
Il faut lever au ciel nos regards ténébreux
Pour voir un avenir où brillent des étoiles…Avec mes amitiesAlain
Pour voir mon site : Mes vers a moi
""Les tambours de la solitude eveillent, aux frontieres de l'exil, l'Eternite qui baille sur les sables."""
(Saint John Perse)
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
