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Sujet
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1 – L’avez-vous entendu quand encore il vous parle
Cette philosophie pour des hommes debout
D’une époque bénie où l’âme avec pudeur
Lentement dans la nuit fulgurait des grandeurs.Mais non,
En m’apprenant l’écart, ce biais civilisé,
Retrace mon envie du sage sans image
Lanterne du passé vers moi occidentée.Mais oui,
Dans cet in-octavo aux pages à couper
Aux éditions Corti, ce seul mot « Lorely »
Que Nerval romantise et ma soif s’attise
A la page armoriée d’une Allemagne « staélisée ».Des « Fêtes de Hollande » aux scènes de « Vie Allemande »
Où rime dans Saardan le Rembrandt d’ Amsterdam
Sous l’ombre projetée d’un Goethe omniprésent
Dont les Conversations à l’ écoute d’ Eckermann
S’ entendent comme en échos à Lorely qui ment.Faut-il pour être poète être aussi grand marcheur?
De Nerval à Rimbaud toutes ces lieues courues
Quand au rythme du pas la rime se met en place
Puis vient le mot écrit et son sens en miroir.2 – Les notes comme masquées sous un graphisme changeant
Se déchiffrent et se jouent comme on dit un secret.
Cette copie offerte ensorcellent mon clavier.
Pourtant depuis longtemps je la sais cette aria
Et son motif argent,mercure des variations.
Dans ce grand livre ouvert je vis ma partition
Mais c’est Bach qui l’ écrit et Goldberg que j’ envie.3 – Mon jardin est un livre que je ne sais pas lire.
Sous ce grand blanc tissé je pressens des énigmes
Que mon chat, insolent, baroudeur insigne
D’une patte, méprisant, insolemment écarte :
Un rat mort prosaïque est son trophée du jour
Sur la terre mosaïque, déposé sans sépulcre.
Sa morgue m’ afflige, de ce chat mon prodige!Mon jardin est à vivre mais je ne sais pas vivre.
4 – Les évènements rares
Renommé Cygnes Noirs.
Dans nos sciences quantiques
Comme ces canaux ioniques,
Ces longs fils électriques,
Ces systèmes chaotiques
Qui traitent l’information
Assurent sa transmission
Sans approximation ?Mais c’ est la stochastique
Ce chaos dans nos gènes
Et par l’ épigenèse
Que se peut cet épique.
A l’ échelle quantique
Tout est fort chaotique
Et si ma langue fourche
Si mon esprit affourche
C’ est comme lors d’ un lancé
De ce dé qui s’ arrête
Reposant sur l’ arête.5 – Parfois c’ est vrai j’ ai un peu peur de
sombrer dans le flot ondoyé que ma Lorely
agite à mon entour.
Mais tant d’ envie!En me lisant :
Ce n’est pas qu’un salmigondis
de notes éparses rassemblées
puis jetées.
J’aurais voulu que des domaines
contradicteurs se répondent,
s’ éclairent les uns les autres
commen en miroir.
Car tous nous le savons que la
différenciation cigale / fourmi
est une vieille lune comme la
poix sous les pattes de l’ oiseau.
Quand nous partons travailler au
matin , avec une rime en
efflorescence, qui sommes-nous
alors ?
Quittons-nous avec Breton qui nous
répond :
« Le poète à venir surmontera
l’ idée déprimante du divorce
irréparable de l’ action et du
rêve ».
« Les Vases Communicants ».
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