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Sujet
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Quelle Vie Difficile…
Je me sens vidée, inutile plusqu’à plat !
Mon moral est tous les jours au plus bas !
Je marche comme un légume cela devient plus que difficile
Tout ce que j’entreprends, je redouble d’attention étant fragile
Il arrive que j’en aie marre et cela devient dur
Il me faut réagir au plus vite, ça c’est sûr !
Tant que j’arrive à tenir un crayon tout va bien
Mais lorsque mes doigts me lâchent ce n’est pas rien
Mes yeux, mes jambes, mes mains, les crises sont si aléatoires
Restez debout, couchée, la levée du corps est difficile, mais obligatoire
Depuis qu’il fait si froid tout se « déglingue » et j’en souffre, à en mourir
Me voir ainsi, moi qui étais si alerte, que faire, si ce n’est être là et souffrir
Souvent, seule, à demeure, la journée, je fais le bilan de ma vie et je me pose des questions
Qu’ai-je fait pour être dans cet état de faiblesse ! Et je me refuge dans l’incompréhension !
En quelques secondes ma vie a basculée, dans la mollesse, je ne peux plus rien faire
Je force mes doigts à taper sur le clavier, car j’ai et je le veux une volonté de fer
Cloîtrée chez moi après ma chute et mon opération, et cela depuis 2 mois je pense à la quille !
Maintenant, si je veux sortir et même à la maison il me faut le soutien de mes béquilles
De plus la pluie et la neige ne me facilitent pas les sorties car dehors ça glisse
Habitant en pavillon, ma dalle d’extérieur est une véritable patinoire et ça glisse
En faîte c’est surtout, surtout, une souffrance morale que j’endure
Car de mon opération je n’y fais pas cas, à la douleur je suis dure
Dans ces moments de lassitude, je pense que tout va aller mieux mais je suis dans le déni
Alors je me dis que d’autres souffrent plus que moi, et je m’en vais du côté d’Haïti
Tous ces gens pris sous le décombre de leurs habitations, tous ces morts et ces vivants
Tous ces sauveteurs qui, arrivaient en force s’attachent à retrouver des survivants
Comment ne pas penser à tous ces gens, sans toit et sans famille, serai-je insensible ?
C’est une catastrophe sur le plan humain et c’est normal que j’y sois sensible !
Pourtant la vie continue pour ceux qui restent, courage, et reconstruction je leur souhaite
Il y a la vie, il y a la mort, mais nous n’avons pas le choix de vouloir que la vie s’arrête
Et pour en terminer, je dirai que je suis de tout cœur avec tous ceux qui souffrent moralement
Si vous êtes dans ce cas, lecteurs et lectrices, dites-vous que je pense à vous amicalement.
😆 😆 A TOUS ET MEILLEURE ANNEE 2010
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