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Sujet
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1. L’Albatros (C. Baudelaire)
Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid!
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait!Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.2. Le roi ( de moi)
Souvent pour s’amuser, les hommes du village,
Prennent des jeux d’échecs, vaste loisir d’hiver,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Les penseurs s’ennuyant sur les bords de la mer.A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que le roi commençant, déposé sur le jeu,
Laisse piteusement toutes ses pièces blanches
Comme des kamikazes attaquer sous le feu.Cet empereur caché, comme il est gauche et veule !
Lui, qui fait tant le beau, qu’il est comique et laid,
L’un lui fait des échecs quand il devient trop seul,
L’autre frime en voyant l’infirme qui trônait !Le plagiat est semblable au roi de l’échiquier,
Qui hante ce plateau, se rit des cavaliers ;
Exilé sur les planches au milieu des ruées,
De son échec cuisant il se fait conspuer."Le po?te est semblable au prince des nu?es
Qui hante la temp?te et se rit de l'archer ;
Exil? sur le sol au milieu des hu?es,
Ses ailes de g?ant l'emp?chent de marcher."[i][size=x-small]"L'albatros", Baudelaire[/size][/i]
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