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Sujet
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Mes lèvres se sont asséchées de ton essence
Sectionnant comme un verre éméché mes sens,
Quelques poussières de diamant taillées dans le brut
Dont cette bague entrebâillée d’hier que je scrute.
L’attente dans le corridor de mes simples désirs
M’inflige milles tourments et une torture
Qu’il est cruel le temps quand il nous endure
Ton amour est semblable au vent, impossible à saisir.
Mes bras s’engourdissent du poids de ton absence
Annonçant les prémices du feu mêlé à l’essence,
Allumé par le brasier de mes sentiments occultes
Car de toi j’ai fait de ma passion, un culte.
Serré dans l’étau virtuel, gorgé de chaque plaisir
Il ne me reste qu’un semblant d’espoir pour couverture
Pour recouvrir dans le noir cette éternelle froidure
Attendant l’agonie, le dernier souffle et gésir.
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