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Poème partagé par candidao – création poétique en ligne
L’ORPHELINE
Chagrin d’enfant,
douleur éphémère,
brillance embuée
d’une lumière en prunelles
fixant la terre,
non arc-en-ciel.
Tombant en bulles
ne touchant terre.
Et sur les ailes
d’une pimpante libellule,
la rosée du printemps s’évapore,
légère, légère…Mais le chagrin de la môme du tram
« 55 » est drame !!!
Couleur d’antique malédiction…
Bleu qui se meurt en gris
qui décline en rus.
Ciel qui pleure
à gonfler les rivières
du désir de courir les plaines
les monts et les vaux,
puis à gonfler les eaux
comme ont gonflé
d ’orgueil ces incrédules
piégés dans les courants
et jetés sans vie
sous l’arche de Noé.Chagrin d’enfant est rosée,
promesse en l’air perlée
ou loupe de joaillier
sur velours de rose,
privilégiant le toucher
au voyeurisme lapidaire,
qui s’évapore comme s’évanouit la peine
d’une demoiselle qui enfin fait coeur,
enfin fait bout, en fait fait chose,
à l’ombre d’une fleur,
avec l’alter ego
légère, légère…Mais le chagrin de la môme du tram
du « silence » est un très long pleur,
infini sanglot,
à noyer dans son chant
la reine des sirènes…
Onde continue ,
sel et eau,
chutant d’un cœur
orageux mais ne tonnant mot.
Et passant par mes pores,
s’enfonce sous terre,
arrose d’un rêve de vie
le dur nu du nu de mes morts
et mouille jusque dans les ports
de ma lointaine Numidie.
A ALLOUN🪶 Signature de la plumePri?re ne pas remonter mes anciens textes, merci
Le tagastin: quand on vit d'amour et de vers, il faut assumer ses coliques!
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