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Sujet
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Notre regard n’est il trop court, trop centré sur nous même au point d’en oublier des vérités essentielles ?
Une amie m’a envoyé hier ce thème de méditation. J’ai pensé qu’il serait bon de le partager ici, avec la Communauté.
Une fille aveugle se détestait tellement à cause de son handicap.
Elle haïssait tout le monde sauf un garçon qui était son ami.
Il était toujours là pour elle. Un jour, elle lui dit :
« Si seulement je pouvais voir le monde, je me marierais avec toi. »Un jour, quelqu’un lui a fait don de ses yeux, un donneur anonyme.
Quand les bandages ont été enlevés, elle pouvait tout voir, ainsi que son ami.
Il lui dit, « Maintenant que tu peux voir le monde, veux-tu m’épouser ? »
La fille le regarda et vit qu’il était aveugle.
La vue de ses paupières fermées la bouleversa.
Elle ne s’attendait pas à ça. La pensée de le voir ainsi pour le reste de sa vie ne lui plut pas et elle refusa de l’épouser. Son ami la quitta en pleurs.Quelques jours plus tard, il lui fit parvenir une note qui disait :
«Prends bien soin de tes yeux, ma chérie,
car avant qu’ils deviennent les tiens,
ils étaient miens.»… Question posée sur yahoo Q/R le 21.4.2010
…
AIMER JUSQU’A LA PRUNELLE DE SES YEUX
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Une aveugle souffrait, tout en se détestant,
Ne pouvant supporter son handicap tenace,
Elle haïssait les gens, proférait des menaces,
Et passait ses journées à jurer en pestant!Un garçon, son ami, seul pouvait l’approcher,
Il était toujours là, usant de prévenances.
Un jour, elle exprima, pour lui ses espérances:
Si jamais je voyais, je pourrais t’épouser.Son voeu fut exaucé, un donneur anonyme,
Lui fit don de ses yeux, elle fut opérée.
Et l’heure enfin sonna, si longtemps espérée:
Voir le jour et enfin changer de patronyme!…Son ami était-là, on ôta les bandages,
Elle pouvait tout voir , elle le découvrit,
Ce fut inattendu, son aspect la surprit:
Il était non-voyant… il attendait son gage!Maintenant que tu vois, voudras-tu m’épouser?
Ses paupières fermées, la glaça d’épouvante,
La vie à ses côtés lui parut éprouvante,
Il n’en avait rien dit, comme pour la blouser.C’était là un projet, au-dessus de ses forces,
Aussi sans hésiter et sans le moindre égard,
Elle le rejeta, il repartit hagard,
Pleurant, désespéré, c’était comme un divorce.Plus tard, il écrivit, ceci sans amertume,
Prends bien soin de tes yeux, savoure ton bonheur,
C’étaient les miens, vois-tu, je l’ai fait de bon cœur,
Moi aussi, il faudra, que je m’en accoutume.…
St Just ( Joël Gauthier )
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La poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
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