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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Au cœur du monde, le Brésil chante,
Au cœur du Brésil, Salvador de Bahia danse,
au cœur de Salvador, mon cœur soupire
comme la feuille d’hévéa aux contours imprécis.Les nuits ici ne sont pas faites pour dormir,
histoires partagées, musiques et sueurs,
les perles du désir sont accrochées aux murs.Dans la ville basse les bateaux ont porté
les ventres nubiles des esclaves noires,
bouches cousues par des sanglots d’ivoire.Je n’ai que mes mains pour danser avec toi
avec ma solitude aux colliers bleus des métis
lançant leurs sourires dans les ciels antiques.Au cœur du monde, le brésil chante,
au cœur du Brésil, Salvador de Bahia danse,
au cœur de Salvador mon cœur soupire et tremble
comme une feuille d’hévéa au futur imprécis.les nuits ici ne sont pas faites pour rêver,
les seins des femmes sont capturés par des tissus passagers,
des pavés inconstants éclairent les pas vides des hommes.
…
Je suis de ce pays entouré de musiques
et je viens goûter les villes tropicales,
ce sel étrange qui parodie les chairs lubriques,je n’ai que mes mains pour croire en toi,
pour semer des caresses au dessus des sillons de ta peau,
au cou de ce peuple qui fait plier les aubes sonores.Au cœur du monde, le brésil chante,
au cœur du Brésil, Salvador de Bahia danse,
au cœur de Salvador, mon coeur soupire et tremble
comme la feuille d’hévéa dans mon cœur imprécis.
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