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Sujet
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Assis au bord du monde, pieds ballants dans le vide,
Devant nous la vallée résonne des sonnailles
Et du long cri jappé des bergers en pâture :
La lumière crue et belle infuse notre amour.Nos regards accrochés à la ligne des crêtes
Comme l’aigle nous tournons et recroisons nos aires
Mais ce n’est pas un vent montant tourbillonnant
Qui ainsi loin nous porte, mais nos cœurs en osmose.De tous ces sentiments, dans la quiétude des airs,
Juste par l’esprit, ce fil toujours ténu,
Qui nous lie l’un à l’autre et ainsi nous reliant
Nous élève d’autant dans ce ciel azuré.T’ai-je suffisamment dit que tu es mon amour,
Te l’ai-je écrit assez dans mes nuits insomniées
Quand mes lèvres te prennent, comme on prend son envol,
Comme moi ressens-tu combien nous volons haut ?La vallée s ‘assoupit sous les ombres qui tournent
Ta voix raconte les contes des sauriens pétrifiés
Aux empreintes laissées comme traces de pas
Et le monde s’arrête écoutant nos bonheurs.Le schiste scintillé sous le soleil en route
Des silences au silence répondent aux attentes
Puis ton regard sur moi, c’est comme une hécatombe :
Des mondes, des strates, des terres, des cieux, des jours, des vies.Et ma main que tu prends, me voyant en partance,
Dans le ciel de tes yeux où je vois des vallées
Des bornes millénaires, des effluves de tendresse
Sous tes doigts resserrés, toute cette joie en moiDe me savoir à toi !
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