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Sujet
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Elle essuie la buée aux vitres du boudoir,
Et le ciel pur d’Octobre en ses yeux vient se fondre,
Et les rouges et les ors de la vigne parfondre,
Le pourpre de ses lèvres et l’ambre du sautoir.La brume du matin, au gré du démêloir,
Floute ses cheveux roux et les font se confondre,
Aux ombres des bruyères que le soleil effondre,
Jetant violets et feux sur le tain du miroir.Une feuille flétrie sur le bord de fenêtre,
Fait reflets à sa peau, envahit tout son être,
Et la fait tressaillir aux outrages du temps.Puis elle observe au loin les oiseaux de passage,
Qui vont trouver l’été vers un autre rivage ;
Elle, entre en Automne, irrémédiablement.22/10/10
Le temps qui passe…
Sautoir : collier – Irrémédiablement : sans remède, définitivement.
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