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Sujet
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Dans l’urgence des jours qui s’amoindrissent
À peine quelques petits flocons de neige fondants
Nous voilà accourir d’un pas juste, fixant devant
Le vent a balayé les champs, emmitouflés de neige
Tout est disparu de la terre, l’intégral suit le cortègeLes jours diminuent à pas d’oie, on doit entrer le bois
La cheminée se fait ardente dans l’urgence des jours
Tombe la neige, le froid entre en transe dans nos voies
L’écharpe suspendue, nous enrobe la gorge tel un oursL’automne court à sa belle mort, il est déjà très tard
Les feuilles mortes sont déjà masquées dans la rafale
L’été fut court, l’automne précaire, on attise le fanal
L’hiver est dénudé de maladresse, on sort le petit lardDans l’aube du soir on saisit le bruit des tavernes
Près des ruelles dans l’écho du temps, on hiberne
La musique monte au seuil des ouvertures givrées
Des pas de danse, des jambes fermes vont sauterDans l’urgence des journées qui s’amoindrissent
La lumière dégringole aussi vite qu’une éclaire
Dans une poignée de maison, des âmes subsistent
Les fenêtres endormies à poings fermés, gênent l’air
Lire, c?est rencontrer du monde, au plus profond de soi.
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