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Sujet
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La Belle ne sait pas le secret qui torture
Le poète et ses vers d’une immense douleur.
Sa présence apportait aux rimes la couleur,
Comme une toile au mur nous offre sa peinture !Ce fut lors d’un printemps, tandis que la saison
Chantait le renouveau, croyant une méprise
Qu’il vit sur l’avenue, à sa grande surprise,
Sa Muse au bras d’un autre, il crut perdre raison !Serrant fort le bellâtre, elle allait langoureuse !
Eros, dieu de l’amour, par son trait infamant,
Avait touché le corps, l’âme d’un triste amant.
Son sourire brillait, elle semblait heureuse !Depuis ce mauvais jour, ses vers se sont fanés.
Comme un cœur qui s’éteint au jardin d’Aphrodite,
Erre et pleure un poète, ô prêtresse maudite !
Captif d’un rêve il va sur la route aux damnés…
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