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Sujet
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Toi l’enfant qui naquis un matin de printemps,
Tu hantes à présent les soirs de mauvais temps.Le Soleil bienveillant te fit une promesse.
On sait ce roi mourant, et toi tu le délaisses ?Dans un ciel vert-de-gris, ta silhouette s’efface,
Livrant ta chair aux crocs des néons écarlates.Dans ton regard blessé, le monde s’est éteint à jamais,
Et de tes yeux s’écoulent d’infimes perles nacrées.Les paroles s’envolent et les chimères s’affolent,
Ce soir l’ignoble pluie salira la métropole.Rien ne sert de crier, les amants perdent confiance,
Les charognards découvriront ton corps noir de silence.Aucun baume ne soulage des brûlures de la vie.
Carcasse sans rêve, ici tu gis sans envie.
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