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J’aime parfois dans mes moments de doute
lire des livres en vieux français,
on y fait d’étranges rencontres
et les mots parfois
y sont comme des animaux
que l’on sort de leurs cages,ainsi dans le journal de voyage
d’un philosophe que j’admire,
Montaigne pour ne pas le nommer
je cite deux mots qui m’ont amusé :FLOTON est assez adroit pour ne pas couler
c’est un ancien radeau, un mystère sans doute de nos jours,
un de ceux qui vont sur l’eau
et flottent sous vos yeux ébaubis,L’autre mot a réchauffé mon coeur différemment,
BONETADE nous transporte dans le passé,
dans la langue à la fois concrète et imagée,
il nous montre des coutumes qu’on devine,
la politesse en effet voulait qu’on se décoiffe
en saluant un hôte ou un invité,
ainsi bonetade parle plus qu’en lui même,
la polistesse voulait que l’on salue
et quoi de mieux que de se découvrir
devant celui que l’on rencontre,Permettez moi ainsi par ce poème
d’adressez à tous ceux qui le liront
une bonetade bien basse et courtoise
comme celle que je fais à des amis,et plus encore comme celle admirative
que j’aurais adressée à ce grand monsieur,
cet auteur des essais et ami de la sagesse,
Montaigne, prince des philosophes,
qui il y a bien longtemps conduisit ma pensée
et l’accompagne encore aujourd’hui
dans ses moments de grâce et d’amitié .
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